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Fête du 6 juillet 2015 à Anjouan

Fête du 6 juillet 2015 à Moheli

Fête du 6 juillet 2015 à Ngazidja

Said Mohamed Djohar


Cet instituteur né en 1918 à Majunga, découvre à Domoni les injustices coloniales du pays de ses parents et se lance dans une campagne de dénonciation par tracts « signés avec des noms de personnes décédées, ce qui ne manque pas d’agacer les planteurs et l’administration.

 Élu conseiller générale de Domoni en 1946, il intègre ensuite le parti vert de Saïd Mohamed Cheikh. Personnage politique omniprésent mais de second plan, il reste dans l’ombre jusqu’en 1989, année de l’assassinat d’Ahmed Abdallah, dont il assure l’intérim. Lui-même se dira alors « parachute. En 1990, il Said Mohamed Djoharest pourtant élu de peu président de la république islamique des Comores, devant Mohamed Taki. La profusion de nouveaux partis politiques, l’euphorie de la liberté d’expression dans cette période qui marque la fin de la dictature des mercenaires fera de Djohar, selon l’expression consacrée, le « père de la démocratie ». Affable, musulman consciencieux, le vieil homme gardera l’image du « bon père de famille et de la partie ».

Les difficultés économiques et politiques s’accumulent cependant, tandis que le système d’androcratie instauré par les époux de ses filles, dont certains trempent dans des affaires de corruption, ternit le régime.